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VERS UNE PHILOSOPHIE DE LA GRÂCE

TEXTE III : UN HUMAIN SUBSIDIAIRE

À travers une série de textes courts et didactiques, je vous propose ma réflexion sur la nécessité d’une nouvelle philosophie fondée sur la grâce.

Dans la philosophie traditionnelle, telle qu’elle a été définie depuis Platon et Socrate, on ne peut que constater les éléments suivants :

– Le philosophe ainsi que le système philosophique sont prépondérants

– L’humain, quel qu’il soit, est toujours accessoire

– Même lorsque l’on s’adresse à lui, bien qu’il représente le thème d’une pensée, l’individu est toujours mis sous tutelle

– Même lorsque l’on le célèbre, l’humain ne participe jamais à cette glorification. On se charge de tout gérer à sa place, même son propre destin.

Une élite philosophique dominante

Globalement, dans le système de pensée philosophique, tel qu’il est conçu, les individus ne participent jamais à l’élaboration de leur système social, économique, pédagogique. L’ensemble des décisions est pris par la classe supérieure représentée par l’élite philosophique. Ce système qui s’est établi dans le passé à l’époque de l’Antiquité persiste dans les traditions philosophiques actuelles.

Ce que l’on appelle élite dominante, ou bien encore l’intelligentsia, ne représente que la continuité d’un système établi depuis plusieurs millénaires. Nous en connaissons les conséquences.

Dépréciation des citoyens dans le système philosophique

L’effet funeste de la gestion de la destinée de l’humain par le système philosophique consiste en sa dépréciation. L’être en soi n’est rien, ce sont les philosophes ainsi le système philosophique qui prime. En toutes circonstances !

C’est la dépréciation de l’humain qui constitue la base des inégalités que l’on connaît aujourd’hui. Si, au début de la philosophie, les distinctions entre l’élite philosophique et le citoyen qui constituait la plèbe étaient identifiables, en ce moment, elles se sont complexifiées. En effet, sur cette différence de référence sont apparues des pensées secondaires de la discrimination.

Corollaire

Je l’affirme sans détour, la philosophie, essentiellement depuis Platon, représente l’une des pires des damnations de l’humain. À un moment donné de l’évolution de la pensée philosophique, elle s’installe dans les esprits de manière durable. Elle accapare les mentalités, les philosophes s’installent en tant que sauveurs et porteurs d’une vérité absolue. Au point de non-retour, il est impossible de les remettre en question. Pis, grâce à la philosophie, s’installe une condition de soumission dans laquelle l’individu devient incapable de réfléchir par lui-même. Encore moins prendre des décisions concernant sa destinée.

Dossier gratuit sur Platon

En complément de ce que je soutiens, je vous invite à télécharger mon dossier spécial sur Platon et son personnage Socrate. Il est temps de tourner le dos des philosophes à la pensée tant archaïque que sidérante.

Ni Platon ni Socrate ne représentent les fondateurs d’une quelconque pensée novatrice.

L’opinion selon laquelle Platon, à travers son personnage Socrate, représente la base de la pensée moderne est strictement erronée. Elle est imposée par des intellectuels qui y trouvent le prétexte pour imposer une dictature sur les esprits. Par sa méchanceté du rachitique, Socrate contribue à l’annihilation de l’esprit critique et à la destruction de la connaissance et du savoir. Pire, l’allégorie de la grotte associée au mythe de l’Atlantide conduit aux génocides.

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